J3 - Sécurité et confidentialité
Quand tu délègues une partie de ta vie à une IA, la question des données devient concrète : où vont-elles, qui peut les lire, comment garder le contrôle ? Cette page te donne le cadre pour rassurer tes clients ET te protéger toi-même.
Le premier principe : l'IA demande validation
Ton IA ne fait pas n'importe quoi toute seule. Elle demande ton accord pour les actions sensibles (lire, écrire, exécuter). Tu peux régler le niveau de permission dans OpenCode : strict, équilibré, auto. Tu gardes la main.
Règle : ton coffre n'est jamais envoyé en bloc. Seuls les extraits pertinents pour la tâche partent vers le modèle. Le reste reste chez toi.
Pourquoi la confidentialité compte
- Vos données ne sont jamais vraiment « effacées » : les géants conservent et les gouvernements peuvent y accéder (rappels historiques : PRISM, Cloud Act). Ne mets jamais en ligne ce que tu ne veux pas voir conserver.
- Entraînement activé par défaut : certains services utilisent tes saisies pour entraîner leurs modèles. Désactive-le dans les réglages (ex. ChatGPT).
- Marche de la prédiction comportementale : les données de comportement se revendent (les géants en font un marché). C'est le vrai enjeu, pas seulement le « hack ».
Le critère clé : ZDR
ZDR (Zero Data Retention) : un provider qui efface mécaniquement ton input dès la fin de la conversation. C'est le critère de confidentialité le plus important à chercher. Seuls les logs de billing restent, et il y a des audits indépendants.
Où trouver du ZDR : - OpenRouter : routing avec ZDR activable. - Synthetic AI : abonnement 30 $/mois, tokens privés ZDR, modèle GLM 5.2. - Alternatives européennes : Scaleway, OVHcloud, Infomaniak (option éthique, mais parfois sans ZDR complet). Mistral pour un chatbot simple.
Le modèle local (pour le très confidentiel)
Si une donnée est ultra-sensible (données clients, médicales), le modèle local est l'option la plus sûre : rien ne sort de ta machine. Tu fais tourner un modèle (ex. Qwen) en local via Ollama ou LM Studio sur un ordinateur assez puissant (RAM est le facteur clé).
C'est la limite du spectre : plus de confidentialité, moins de puissance. Le choix se joue au cas par cas.
Gérer ses secrets simplement
Pas besoin d'un système complexe. Ton coffre Obsidian (chiffré E2E) suffit pour le niveau de base : tu y gardes un inventaire (Infrastructure.md) sans les valeurs, et les valeurs dans le coffre sécurisé.
Les règles à ne jamais enfreindre : - Jamais de clé API dans un repo public ou un chat public. - Jamais d'email non chiffré pour envoyer une donnée sensible. - Un inventaire des secrets (noms, où ils sont), pas les valeurs en clair partout. - Optionnel : Bitwarden (gratuit) si tu veux un vrai gestionnaire.
Checklist
Output attendu : tu sais régler le niveau de permission, tu as désactivé l'entraînement, tu sais quel provider ZDR choisir pour ce qui est confidentiel, et tes secrets sont dans ton coffre avec un inventaire.
Pour aller plus loin
- Les coûts des options confidentialité (ZDR, local) : page « J3 - La structure de coûts ».
- Choisir le bon provider selon sa sensibilité : page « J3 - Choisir ton modèle IA ».
Ressources
- OpenRouter : routing ZDR · Synthetic AI : 30 $/mois ZDR
- Alternatives européennes : Scaleway, OVHcloud, Infomaniak · Mistral (chatbot simple)
- Ollama / LM Studio : modèles locaux (Qwen...)
- Bitwarden : gestionnaire de mots de passe gratuit (optionnel)
- Règle : jamais de secret dans un repo/chat public, jamais d'email non chiffré